Conditionnement et informatique

Dans une longue interview publiée sur le site « ovnidirect », J. Vallée mettait en évidence certains aspects des observations d’OVNI et le conditionnement de Skinner.

Ce conditionnement se distingue par la mise en place dans une cage d’un système sonore, d’un autre lumineux et d’un levier permettant à un rat enfermé dans cette cage d’obtenir de la nourriture. Le plancher de  celle-ci est équipé d’un grillage permettant d’envoyer une décharge électrique plus ou moins forte à l’animal. Cette décharge électrique est un stimulus négatif, l’obtention de nourriture une source de satisfaction. Les repères sonores et lumineux étant des combinaisons, que l’animal, par apprentissage va assimiler à un ordre pour activer le levier commandant l’obtention de la nourriture.

 Skinner est un psychologue comportementaliste assez pessimiste, pour le moins froid.

 Si il est permit de faire un parallèle entre les observations d’OVNI ; signal lumineux, effets sonores (bourdonnements ou silence inquiétant), le stimulus négatif peut –être assimilé à la peur du témoin. La source de satisfaction est le plus souvent une interrogation, sans réponse ; donc une frustration. Il s’agit d’une contradiction.

Contrairement à ce qu’affirme cette interview, le conditionnement est réversible.

Le parallèle me semble faible et peu étayé dans ce cas.

 

Cependant si nous réunissons les éléments de « la cage de Skinner », nous obtenons une situation banale que la plupart des individus possédant un minimum de confort vivent chaque jour.

Il s’agit d’un signal lumineux, d’un effet sonore et d’un levier. Les stimuli négatifs (choc électrique), et positifs (nourriture), peuvent être transposés.

De très nombreuses personnes possèdent une télévision, un ordinateur personnel ou un téléphone portable, ces objets devenus communs possèdent un écran ; élément lumineux, un système sonore, enceinte acoustique, haut parleur, et un clavier ; le  levier de la cage de Skinner.

 Les téléspectateurs utilisent abondamment la « zapette », pour trouver le programme qui les agrée. Les utilisateurs de PC utilisent le clavier et la souris pour surfer sur le net, les propriétaires de téléphones portables les plus récents, utilisent les petits claviers de ceux-ci ou l’écran tactile, pour établir les connexions, les communications qui leur apportent la joie de discussions, de partages.

Ces appareils bien que portables, sont les éléments de la cage de Skinner. La subtilité de ces matériels, est que chacun se croit libre et non enfermé comme le rat de Skinner.

Il est étonnant de constater les similitudes et d’observer que le conditionnement, s’affine sans cesse par la venue de nouveaux appareils qui deviennent vite indispensables, alors que quelques mois auparavant, ils n’existaient pas et  leur absence n’avait aucune incidence primordiale  sur la vie des humains.

Quelle est l’intelligence supérieure qui « dicte » cette évolution ?

 Quel peut-être l’objectif de ce conditionnement qui, loin de se perdre, comme dans le cas du rat de Skinner, se renforce par l’utilisation de nouveaux appareils ??

Lentement la société évolue vers une sorte de rétrécissement de sa capacité d’imagination, de sa culture et vers une forme très stéréotypée de communication avec autrui.

 Si cette évolution est construite, pensée, planifiée, le pire n’est-il pas à venir ??

 

Je serai incomplet dans ma réflexion si je ne tentais pas un rapprochement avec une autre forme de conditionnement, elle aussi cruelle, et qui utilisait les éléments de Skinner ; le signal lumineux, l’effet sonore, le stimulus négatif, et la « distribution » de nourriture.

Il s’agit de la longue « pénitence » du peuple Hébreux imposée, par son dieu durant quarante ans dans un désert inhospitalier. Ce peuple, voyait « la gloire » de dieu, nuée le jour, flamboyante la nuit, élément lumineux. Il entendait les colères de ce dieu depuis le parvis du tabernacle, élément sonore. Les  stimuli négatifs n’étaient pas des décharges électriques, comme pour les rats de Skinner, mais des morts (révolte de Koré, entre autre), et  leur dieu leur donnait de la nourriture ; la manne, les cailles….

 

L’humanité semble bien répondre docilement à un long processus de conditionnement, un apprentissage funeste.

La distinction la plus fondamentale dans les écrits sur le sujet se situe entre le contrôle « réel » ou les conditions objectives de contrôle présentes dans le contexte de la personne et le contrôle « perçu », c’est-à-dire les croyances de l’individu concernant les possibilités de contrôle

(Skinner, 1996).

 

Cette phrase traduite de Skinner ouvre la possibilité de réflexions vers d’autres domaines de la vie humaine ; la croyance.

 Nos croyances seraient-elles induites par de longs apprentissages, des conditionnements très mécanistes, là où nous cherchons de la métaphysique ???

Et dans quel but ???

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